Le déroulement d’une intervention chirurgicale

Le protocole que nous suivons respecte toujours nos trois grands principes :

SÉCURITÉ – CONFORT – GESTION DE LA DOULEUR

La préparation

L’intervention est précédée, si besoin est, d’un bilan pré-opératoire réalisé par le vétérinaire traitant.

Le premier acte consiste en la pose d’un cathéter intraveineux au niveau d’une patte, qui restera en place pendant toute l’opération et le temps de la surveillance post-opératoire. Une perfusion est mise en place, et un tranquillisant est administré, qui va permettre l’intubation et l’installation de l’anesthésie gazeuse.

Le site opératoire est rasé. L’animal est transporté au bloc, installé dans la bonne position, sur le tapis chauffant en cas d’intervention longue, et le site opératoire est nettoyé et désinfecté.

Le champ opératoire stérile (à usage unique) est mis en place.

Que se passe-t-il pendant l’intervention ?

Pendant toute l’intervention, un antalgique est administré en bolus ou dans la perfusion, pour une gestion de la douleur efficace et permanente. Quand l’intervention concerne un membre, une anesthésie loco-régionale complète cette perfusion et augmente encore l’analgésie locale. Ces précautions ont un grand avantage : non seulement la douleur est quasi absente, mais elles permettent de réduire la quantité d’anesthésique administré et, par là même, facilitent le réveil.

La surveillance des paramètres vitaux (respiration, rythme cardiaque, température interne) est permanente et assurée par un monitoring.

À la fin de l’intervention, le site est nettoyé, un pansement est posé. L’anesthésie gazeuse est arrêtée et l’animal se réveille en quelques minutes. Si nécessaire, des antidouleurs sont administrés en post-opératoire.

Le post-opératoire

Après l’intervention, l’animal est gardé sous surveillance chez son vétérinaire traitant entre une et plusieurs heures. Une fiche de recommandations sera remise au propriétaire : elles concernent la surveillance du pansement, le maintien en place de la collerette si nécessaire, le traitement médical (antibiotiques, anti-inflammatoires, etc.), le délai de reprise d’une activité normale.

La réussite d’une chirurgie ne dépend pas que du chirurgien. Les suites sont essentielles, encore plus chez un animal qui ne comprend pas qu’il ne faut pas toucher ni son pansement ni sa plaie, qu’il ne faut pas courir et sauter partout après avoir été opéré. C’est le maître qui doit assurer la réussite du « post-opératoire » :

  • la période de cicatrisation pour la plaie (une quinzaine de jours sont nécessaires ; si l’animal lèche la plaie opératoire après une chirurgie osseuse, cela peut se révéler catastrophique) ;
  • et la période de convalescence, où le maître doit être raisonnable pour son animal.

Un repos strict est nécessaire pendant une durée variable selon les interventions. Un maître vigilant est le meilleur garant d’un résultat optimal. Au moindre souci, à la moindre question, il ne faut pas hésiter à appeler le vétérinaire traitant ou le chirurgien.

Un protocole selon 3 grands principes

SÉCURITÉ

La sécurité concerne bien sûr l’anesthésie, qui doit minimiser les risques (elle doit être la plus courte possible – gestes rapides du chirurgien –, la moins profonde possible –  c’est là que nous aident la perfusion d’antalgique, et l’anesthésie loco-régionale –), et l’asepsie, qui doit être totale et rigoureuse. Tout le matériel est stérilisé selon les normes en vigueur. Les blouses, masques, charlottes et champs opératoires sont à usage unique.

CONFORT

Nous veillons à ce que l’animal soit installé le mieux possible, selon son état général. En per-opératoire : sur un tapis chauffant ; en post-opératoire : couverture, bouillottes si nécessaire, etc.

GESTION DE LA DOULEUR

per-opératoire : bloc loco-régional, perfusion d’antalgique ; post-opératoire : injection d’anti-inflammatoire.

Le matériel opératoire en images